La fiscalité en France

Alors que toute personne ou toute entreprise n'est jamais tenue de payer quelque chose sans contrepartie, l'État - ou plus strictement le fisc, c'est-à-dire l'ensemble des administrations chargées des impôts - a un pouvoir particulier, celui de demander de l'argent aux agents économiques, sans devoir leur donner une contrepartie, ni devoir obtenir leur autorisation.
Ce privilège est fondé sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen :
«Article 13 : Pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable, elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14 : Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. »
Une définition stricte de la fiscalité
Au sens propre, la fiscalité regroupe l'ensemble des règles concernant les impôts. Ceux-ci sont définis comme des versements obligatoires, sans contrepartie directe, au profit de l'État et des collectivités territoriales.
Tout impôt est caractérisé par trois éléments : l'assiette, le taux et le recouvrement. L'assiette rassemble les éléments servant de base au calcul de l'impôt (le revenu, le patrimoine, la valeur d'un bien, par exemple). Le taux est le pourcentage de l'assiette qui est pris en compte pour déterminer le montant de l'impôt (le taux de la TVA normal est de 19,6%, c'est-à-dire que, pour un bien vendu 100€, le commerçant qui l'a vendu doit reverser au fisc 19,60€). Le recouvrement désigne les modalités de paiement de la somme due au titre d'un impôt, au fisc.
Impôts directs et indirects
La principale classification se fait selon que le versement de l'impôt est effectué ou non par celui qui le supporte:
- Dans le cas de l'impôt direct, l'impôt est supporté et versé au percepteur par le même agent économique. Il s'agit de l'impôt sur le revenu, des impôts sur le patrimoine (droits de mutation, droits de succession, impôt sur la plus-value, impôt de solidarité sur la fortune...), de l'impôt sur les sociétés, des impôts locaux.
- Quand l'impôt est supporté par certains agents économiques mais est versé au percepteur par d'autres agents, on parle d'impôt indirect. Le plus important et le plus connu d'entre eux est la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), payée par le consommateur sur les biens ou services qu'il achète mais versée au fisc par le commerçant auprès duquel le consommateur a effectué son achat. Le principal avantage de l'impot indirect est qu'il est indolore, puisque les agents économiques ne s'aperçoivent pas qu'ils effectuent un paiement au fisc.
Grandes dates
1917 - Impôt sur le reveny (IR)
1948 - Impôt sur les sociétés
1954 - Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
1982 - Impôt sur les grandes fortunes (rétabli en 1988 sous le nom d'ISF, impôt de solidarité sur la fortune)
1991 - Cotisation sociale généralisée (CSG)
Que dit la loi?
La Federal Reserve Bank, ou FED, est la banque centrale des Etats-Unis. Créée eb 1913, elle est dirigée par un président (actuellement Alan Greenspan) et six gouverneurs nommés par le président des États-Unis.
Le micro-crédit, dont l'invention est attribuée au professeur Yunus, fondateur au Bangladesh de la Grameen Bank dans les années 1970, repose sur un principe très simple. Les populations les plus défavorisées, n'ayant pas accès au système bancaire traditionnel en l'absence de biens garantissant le remboursement des crédits, sont livrées aux usuriers et aux banquiers de rues, dont les pratiques ne leur permettent pas une quelconque accumulation.
Pour éviter des abus ou des prises de risques inconsidérées qui pourraient déstabiliser entièrement l'économie d'un pays, les activités de crédit sont contrôlées par des organismes officiels, dépendant ou non directement de l'État, ainsi que par des systèmes internes (rendus obligatoires dans les établissements de crédit depuis 1997 en France).