Aide pour un enfant gravement malade


Votre enfant est gravement malade, handicapé ou a été accidenté. Son état se santé nécessite des soins continus ou votre présence à ses côtés. Votre conjoint ou vous-même avez été obligés de réduire ou d'arrêter votre activité.

Vous pouvez alors obtenir une allocation de présence parentale de la Caisse d'Allocations Familiales. Le droit est ouvert par période de 6 mois renouvelable dans la limite de 3 ans. Au cours de cette période de 3 ans, vous pouvez bénéficier de 310 allocations journalières au maximum.

Pour obtenir le formulaire, adressez-vous à la CAF

Allocation journalière de présence parentale sur le site de CAF

Les inégalités économiques et sociales


Les inégalités de revenus

Les inégalités de revenus les plus connues sont les inégalités de salaires. Elles concernent une population importante puisque plus de 80 % des actifs sont salariés. Les inégalités de salaires peuvent s'expliquer du point de vue économique par des écarts de productivité du travail. Toutefois, une analyse d'ensemble permet de montrer l'influence de nombreux autres facteurs.

Les inégalités de salaires

INDIVIDUELS:

  • Qualification
    - C'est la cause essentielle d'inégalité
    - Le rapport entre le salaire moyen de l'ouvrier qualifié et de l'ingénieur est de 1 à 3
    - L'écart était plus important autrefois, mais il tend à nouveau à s'élargir
  • Age, sexe
    - L'ancienneté, l'expérience, la position hiérarchique expliquent les différences de salaires par âge
    - La différence moyenne de 25 % entre les salaires masculins et féminins est signe de discrimination

COLLECTIVES

  • Taille de l'entreprise. Branche
    - En moyenne les salaires sont plus faibles dans les petites entreprises que dans les grandes
    - Les branches en expansion ou à forte productivité du travail versent des salaires plus élevés que les autres
  • Régions
    - Les écarts régionaux de salaires n'ont plus de fondement légal ou réglementaire
    - Ils ont tendance à se réduire
    - Ils subsistent néanmoins, correspondant à des écarts de coûts de la vie ou à des situations différentes de marché du travail

Il faudrait également tenir compte des disparités en matière de compléments de salaires, tels que l'intéressement et la participation, les primes diverses, le 13e mois, les avantages en nature. D'un montant très différent selon les entreprises, les compléments de salaires tendent en général à s'accroitre avec le niveau hièrarchique et la qualification.

Les disparités de bénéfices des entrepreneurs individuels sont également très importantes, si l'on compare les professions entre elles, mais également au sein de chaque profession : ainsi, le bénéfice moyen des experts-comptables correspond au double de celui des architectes ou à la moitié de celui des éléctroradiolagistes. Cependant les 25 % d'experts-comptables aux revenus les plus faibles ne perçoivent que 5 % du bénéfice total de la profession.

La comparaison entre les revenus d'activités des salariés et de non-salariés est difficile à réaliser. Néanmoins, en s'appuyant sur les déclarations fiscales, on peut analyser le partage social ou partage entre catégories socioprofessionnelles, et mesurer la dispersion des revenus des ménages autour de revenu moyen. Lire la suite... »»»

L’évolution des revenus primaires des ménages


revenus des ménagesLes revenus primaires des ménages sont composés des salaires, des revenus des entrepreneurs individuels et des revenus de la propriété.

L'évolution des salaires nominaux

Les salaires nominaux ( ou salaires exprimés en euros) évoluent  au cours du temps en fonction de nombreux facteurs (productivité, taux de chômage, indice des prix, parité avec les autres revenus). Malgré l'existence d'un fort taux de chômage, la baisse des salaires nominaux ne s'est pas produite en raison principalement de:

- l'existence d'une législation protectrice (SMIC, assurance chômage...),
- l'influence des syndicats,
- la généralisation de négociations collectives.

On parle de rigidité à la baisse des salaires nominaux.

Toutefois la pratique de l'individualisation des salaires, si elle s'étendait, pourrait substituer la négociation individuelle (d'entrepreneur à salarié) à la négociation de branche (de représentants patronaux à syndicats de salariés). Une telle situation pourrait, en cas de chômage, conduire à une baisse des salaires nominaux. Lire la suite... »»»

Mesure de la richesse par les agrégats


mesure de la richesse par les agrégats1.Les différents agrégats de mesure de la richesse

Les agrégats de la comptabilité nationale sont des grandeurs synthétiques qui mesurent et comparent, dans l'espace et dans le temps, les résultats de l'activité économique d'une nation. La comptabilité nationale française retient de multiples agrégats, dont trois très significatifs :

  1. le produit intérieur brut (PIB)
  2. le revenu national brut disponible (RNBD)
  3. la dépense intérieure brute (DIB),

chacun se rattachant à l'un des trois pôles du circuit économique.

Les pôles du circuit économique

Production --> le PIB - mesure l'ensemble des richesses créés par la nation durant une année ; il est égal à la somme des valeurs ajoutées dégagées par les différentes unités productives.

Revenu --> la RNBD - retrace la part des richesses qu'une nation consacre aux versements du revenu primaire des différents agents économiques

Dépense --> la DIB - retrace la consommation finale et l'effort d'investissement des agents économiques.

La comptabilité nationale française retraçant l'activité économique des unités résidentes, c'est-à-dire des agents économiques qui effectuent des opérations pendant un an au moins sur le territoire économique, on est amené, notamment pour effectuer des comparaisons internationales, à calculer, à coté du produit intérieur brut (production des unités résidentes), un autre agrégat, le produit national brut (PNB).

La valeur du produit national brut s'obtient en ajoutant au produit intérieur brut les revenus du travail, de la propriété et de l'entreprise reçus du reste du monde et en retranchant les revenus de même  nature versés à des non-résidents.

2. Les limites de la mesure de la richesse par les agrégats

La mesure de la production, et plus généralement la comptabilité nationale elle-même, est victime d'un certain nombre de lacunes qui en réduisent la pertinence. La mauvaise évaluation des agrégats économiques (surélévation ou sous-évaluation selon les cas) résulte de facteurs qui ne sont pas pris en compte:

- le travail domestique (bricolage, jardinage, soins aux enfants au sein du ménage...);

- l'économie souterraine (travail au noir, pourboires non déclarés...);

- les nuisances (effets du bruit ou de la pollution atmosphérique sur la santé des individus par exemple).

En fait, la comptabilité nationale n'apprécie qu'imparfaitement le bien-être collectif.

Économie souterraine

L'économie souterraine peut se décomposer en trois secteurs. Tout d'abord, une activité productive, mais illicite : le commerce de drogue, le proxénétisme, etc. Cette part échappe complètement aux comptables nationaux qui ne tentent pas de l'évaluer. Il existe aussi tout un pan de l'économie où l'activité est légale, mais non déclarée. Soit parce que les entreprises elles-mêmes ne sont pas déclarées - du peintre amateur qui offre ses services pour l'appartement du voisin aux ateliers clandestins organisés; on parle alors de travail au noir. Soit parce que l'entreprise est enregistrée, mais qu'elle ne déclare pas l'ensemble de son activité - il s'agit alors de fraude fiscale.

Les comptables nationaux redressent les statistiques de base pour tenir compte de cette économie souterraine. L'INSEE l'estime à 4 % de PIB, dont un peu plus de 1 % pour le seul travail au noir. L'ensemble est loin d'être négligeable, puisqu'il représente près de 50 milliards d'euros, soit un cinquième du budget de l'Etat.

La fiscalité comme arme de politique économique


impôts Quand l'État (entendu au sens d'administrations publiques) prélève 0,45 € sur chaque euro, la façon dont il perçoit cette somme n'est pas neutre. Aussi la fiscalité est-elle une véritable arme de politique économique, et pas seulement un moyen un moyen de financer les dépenses de l'État.

La politique d'un État dépend du mode de perception des prélèvements obligatoires. Il peut privilégier la solidarité par la redistribution, faciliter l'expansion économique, favoriser une politique spécifique, comme l'aide à la famille ou l'écologie.

A. Les moyens d'action de l'État

1. Le niveau des prélèvements obligatoires

Plus l'État prélève sur les agents économiques, plus il peut financer les politiques qu'il privilège. Le budget permettant de financer non seulement ce que l'on appelle les fonctions régaliennes (sécurité, défense nationale, politique étrangère ou justice) mais aussi les dépenses de l'État-providence: aide au logement, protection sociale, minima sociaux... Cependant, le niveau de prélèvement n'est pas neutre et peut même être contre-productif. En effet, si les agents économiques se voient imposer une trop grande partie de leurs revenue, il peut découler une «désincitation» à produire, ce qui réduit la progression du produit intérieur brut (PIB) et donc l'assiette globale des prélèvements obligatoires. C'est le postulat d'un économiste américain qui l'a illustré par une courbe portant son nom: la courbe de Laffer. Lire la suite... »»»