L’évolution des revenus primaires des ménages


revenus des ménagesLes revenus primaires des ménages sont composés des salaires, des revenus des entrepreneurs individuels et des revenus de la propriété.

L'évolution des salaires nominaux

Les salaires nominaux ( ou salaires exprimés en euros) évoluent  au cours du temps en fonction de nombreux facteurs (productivité, taux de chômage, indice des prix, parité avec les autres revenus). Malgré l'existence d'un fort taux de chômage, la baisse des salaires nominaux ne s'est pas produite en raison principalement de:

- l'existence d'une législation protectrice (SMIC, assurance chômage...),
- l'influence des syndicats,
- la généralisation de négociations collectives.

On parle de rigidité à la baisse des salaires nominaux.

Toutefois la pratique de l'individualisation des salaires, si elle s'étendait, pourrait substituer la négociation individuelle (d'entrepreneur à salarié) à la négociation de branche (de représentants patronaux à syndicats de salariés). Une telle situation pourrait, en cas de chômage, conduire à une baisse des salaires nominaux. Lire la suite... »»»

Mesure de la richesse par les agrégats


mesure de la richesse par les agrégats1.Les différents agrégats de mesure de la richesse

Les agrégats de la comptabilité nationale sont des grandeurs synthétiques qui mesurent et comparent, dans l'espace et dans le temps, les résultats de l'activité économique d'une nation. La comptabilité nationale française retient de multiples agrégats, dont trois très significatifs :

  1. le produit intérieur brut (PIB)
  2. le revenu national brut disponible (RNBD)
  3. la dépense intérieure brute (DIB),

chacun se rattachant à l'un des trois pôles du circuit économique.

Les pôles du circuit économique

Production --> le PIB - mesure l'ensemble des richesses créés par la nation durant une année ; il est égal à la somme des valeurs ajoutées dégagées par les différentes unités productives.

Revenu --> la RNBD - retrace la part des richesses qu'une nation consacre aux versements du revenu primaire des différents agents économiques

Dépense --> la DIB - retrace la consommation finale et l'effort d'investissement des agents économiques.

La comptabilité nationale française retraçant l'activité économique des unités résidentes, c'est-à-dire des agents économiques qui effectuent des opérations pendant un an au moins sur le territoire économique, on est amené, notamment pour effectuer des comparaisons internationales, à calculer, à coté du produit intérieur brut (production des unités résidentes), un autre agrégat, le produit national brut (PNB).

La valeur du produit national brut s'obtient en ajoutant au produit intérieur brut les revenus du travail, de la propriété et de l'entreprise reçus du reste du monde et en retranchant les revenus de même  nature versés à des non-résidents.

2. Les limites de la mesure de la richesse par les agrégats

La mesure de la production, et plus généralement la comptabilité nationale elle-même, est victime d'un certain nombre de lacunes qui en réduisent la pertinence. La mauvaise évaluation des agrégats économiques (surélévation ou sous-évaluation selon les cas) résulte de facteurs qui ne sont pas pris en compte:

- le travail domestique (bricolage, jardinage, soins aux enfants au sein du ménage...);

- l'économie souterraine (travail au noir, pourboires non déclarés...);

- les nuisances (effets du bruit ou de la pollution atmosphérique sur la santé des individus par exemple).

En fait, la comptabilité nationale n'apprécie qu'imparfaitement le bien-être collectif.

Économie souterraine

L'économie souterraine peut se décomposer en trois secteurs. Tout d'abord, une activité productive, mais illicite : le commerce de drogue, le proxénétisme, etc. Cette part échappe complètement aux comptables nationaux qui ne tentent pas de l'évaluer. Il existe aussi tout un pan de l'économie où l'activité est légale, mais non déclarée. Soit parce que les entreprises elles-mêmes ne sont pas déclarées - du peintre amateur qui offre ses services pour l'appartement du voisin aux ateliers clandestins organisés; on parle alors de travail au noir. Soit parce que l'entreprise est enregistrée, mais qu'elle ne déclare pas l'ensemble de son activité - il s'agit alors de fraude fiscale.

Les comptables nationaux redressent les statistiques de base pour tenir compte de cette économie souterraine. L'INSEE l'estime à 4 % de PIB, dont un peu plus de 1 % pour le seul travail au noir. L'ensemble est loin d'être négligeable, puisqu'il représente près de 50 milliards d'euros, soit un cinquième du budget de l'Etat.

La fiscalité comme arme de politique économique


impôts Quand l'État (entendu au sens d'administrations publiques) prélève 0,45 € sur chaque euro, la façon dont il perçoit cette somme n'est pas neutre. Aussi la fiscalité est-elle une véritable arme de politique économique, et pas seulement un moyen un moyen de financer les dépenses de l'État.

La politique d'un État dépend du mode de perception des prélèvements obligatoires. Il peut privilégier la solidarité par la redistribution, faciliter l'expansion économique, favoriser une politique spécifique, comme l'aide à la famille ou l'écologie.

A. Les moyens d'action de l'État

1. Le niveau des prélèvements obligatoires

Plus l'État prélève sur les agents économiques, plus il peut financer les politiques qu'il privilège. Le budget permettant de financer non seulement ce que l'on appelle les fonctions régaliennes (sécurité, défense nationale, politique étrangère ou justice) mais aussi les dépenses de l'État-providence: aide au logement, protection sociale, minima sociaux... Cependant, le niveau de prélèvement n'est pas neutre et peut même être contre-productif. En effet, si les agents économiques se voient imposer une trop grande partie de leurs revenue, il peut découler une «désincitation» à produire, ce qui réduit la progression du produit intérieur brut (PIB) et donc l'assiette globale des prélèvements obligatoires. C'est le postulat d'un économiste américain qui l'a illustré par une courbe portant son nom: la courbe de Laffer. Lire la suite... »»»

Les grands courants de la pensée économique


1. Le courant libéral

Le courant libéral se compose de deux branches: l'une, classique, apparait à partir de la fin du XVIII siècle avec A. Smith, D. Ricardo et J.-B. Say; l'autre, néo-classique, à la fin du XIX siècle avec Walras, Marshall et Pareto. L'un comme l'autre présentent trois traits essentiels

  • Individualisme
    L'être humain est mu par la recherche de son intérêt personnel et par le désir d'obtenir le maximum de satisfaction. Cette recherche s'appuie sur les droits de propriété individuels et privés.
  • Affirmation de la liberté économique
    Le marché constitue le régulateur le plus efficace de l'activité économique; à l'inverse, l'intervention de l'État est fâcheuse sauf lorsqu'elle a pour mission de supprimer les entraves au libre jeu des mécanismes économiques
  • Permanence de l'équilibre économique
    Selon les classiques, un système économique conduit par le principe de la liberté économique tend naturellement vers l'équilibre. Lorsque  celui-ci n'est pas spontanément atteint, les prix s'ajustent à la hausse ou à la baisse

Le courant libéral néo-classique s'appuie, de plus, sur une approche résolument micro-économique.

Depuis quelques années, un nouveau de la pensée libérale s'opère grâce à l'école monétariste de Chicago (M. Friedman), à l'école de l'économie de l'offre (A. Laffer) ou encore à l'école des choix publics (J. Buchanan).

2.Le courant marxiste

Dans Le Capital écrit à la fin du XIX siècle, K. Marx construit une critique radicale du système capitaliste. Trois idées constituent les fondements économiques du marxisme:

- la notion de plus-value : c'est par l'exploitation des ouvriers que les capitalistes dégagent la plus-value (ou le profit) ;

- les contradictions du capitalisme :en recherchant toujours plus de plus-value, notamment par le maintien de salaires bas, les capitalistes provoquent la paupérisation de la classe ouvrière et bloquent le système économique ; c'est cette contradiction qui assure l'avènement du socialisme ;

- la propriété collective des moyens de production : la propriété privée des moyens de production doit être abolie et remplacée par une appropriation collective.

3. Le courant keynésien

Construite dans le contexte de la grande dépression de 1929, l'analyse keynésienne est une théorie de lutte contre la crise. C'est dans la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie que J.-M. Keynes développe l'essentiel de sa pensée ; trois axes principaux la composent.

  • Une analyse macro-économique
    Keynes s'intéresse aux décisions collectives des groupes d'agents. La théorie keynésienne détermine ainsi le niveau global du revenu et de l'emploi
  • L'existence possible d'une situation durable d'équilibre de sous-emploi
    Une économie peut évoluer durablement dans une situation d'équilibre avec un sous-emploi des facteurs de production. La crise, insatisfaisante sur le plan social, n'en est pas moins a priori probable.
  • Une intervention nécessaire de l'État
    En cas de dépression économique durable, l'État doit se substituer aux entreprises défaillantes en matière d'investissement et d'embauche. Il est est donc conduit à mener des «politiques économique».

Payez le prix de la chambre, pas le petit déjeuner


Un hôtelier ne peut vous imposer le petit déjeuner avec le prix de la chambre. En pratique, beaucoup d'établissements ne s'en privent pas pour autant, pour augmenter artificiellement leurs tarifs! Or la loi interdit de subordonner un service à l'achat d'une quantité imposée. Si l'hôtel ne veut rien savoir, vous pouvez vous retourner vers la DGCCRF (Direction Régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) du département concerné, qui pourra sanctionner l'hôtelier récalcitrant.

Fiches pratiques de la concurrence et de la consommation

Contacter la DFCCRF