Fiscalité et prélèvements sociaux
Le principe de la fiscalité est qu'il n'y a pas de contrepartie directe aux sommes versée. Tous les impôts servent à financer le budget de l'État ou des collectivités locales, que l'on ait intérêt ou non à ces dépenses. Le fait de ne pas avoir d'enfant scolarisé ne donne pas droit à ne pas participer aux traitements des enseignants; de même, la TIPP qui est payée quand on fait son plein d'essence ne sert pas nécessairement à l'entretien des routes! C'est pourquoi la redevance télévision, dont le produit est directement versé aux sociétés de radiodiffusion publiques, n'est pas un impôt.
Cependant, la définition a tendance à évoluer, à s'élargir, parce que les agents économiques - ménages ou entreprises - sont également obligés de payer à des organismes publics, du fait d'une décision des pouvoirs publics, des sommes de plus en plus importantes: les cotisations sociales. Or, les différences entre celles-ci et les impôts tendent à se réduire. Par exemple, les cotisations sociales pour les caisses d'allocations familiales n'ont aucun lien avec le droit à percevoir des allocations familiales: on peut très bien n'avoir jamais cotisé et percevoir des allocations familiales. C'est pourquoi, aujourd'hui, plus que d'impôts, on a tendance à raisonner en termes de prélèvements obligatoires qui mesurent plus justement les ressources des agents économiques prélevées par l'État et les collectivités publiques, et permettent les comparaisons internationales.