Les grands courants de la pensée économique

1. Le courant libéral

Le courant libéral se compose de deux branches: l'une, classique, apparait à partir de la fin du XVIII siècle avec A. Smith, D. Ricardo et J.-B. Say; l'autre, néo-classique, à la fin du XIX siècle avec Walras, Marshall et Pareto. L'un comme l'autre présentent trois traits essentiels

  • Individualisme
    L'être humain est mu par la recherche de son intérêt personnel et par le désir d'obtenir le maximum de satisfaction. Cette recherche s'appuie sur les droits de propriété individuels et privés.
  • Affirmation de la liberté économique
    Le marché constitue le régulateur le plus efficace de l'activité économique; à l'inverse, l'intervention de l'État est fâcheuse sauf lorsqu'elle a pour mission de supprimer les entraves au libre jeu des mécanismes économiques
  • Permanence de l'équilibre économique
    Selon les classiques, un système économique conduit par le principe de la liberté économique tend naturellement vers l'équilibre. Lorsque  celui-ci n'est pas spontanément atteint, les prix s'ajustent à la hausse ou à la baisse

Le courant libéral néo-classique s'appuie, de plus, sur une approche résolument micro-économique.

Depuis quelques années, un nouveau de la pensée libérale s'opère grâce à l'école monétariste de Chicago (M. Friedman), à l'école de l'économie de l'offre (A. Laffer) ou encore à l'école des choix publics (J. Buchanan).

2.Le courant marxiste

Dans Le Capital écrit à la fin du XIX siècle, K. Marx construit une critique radicale du système capitaliste. Trois idées constituent les fondements économiques du marxisme:

- la notion de plus-value : c'est par l'exploitation des ouvriers que les capitalistes dégagent la plus-value (ou le profit) ;

- les contradictions du capitalisme :en recherchant toujours plus de plus-value, notamment par le maintien de salaires bas, les capitalistes provoquent la paupérisation de la classe ouvrière et bloquent le système économique ; c'est cette contradiction qui assure l'avènement du socialisme ;

- la propriété collective des moyens de production : la propriété privée des moyens de production doit être abolie et remplacée par une appropriation collective.

3. Le courant keynésien

Construite dans le contexte de la grande dépression de 1929, l'analyse keynésienne est une théorie de lutte contre la crise. C'est dans la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie que J.-M. Keynes développe l'essentiel de sa pensée ; trois axes principaux la composent.

  • Une analyse macro-économique
    Keynes s'intéresse aux décisions collectives des groupes d'agents. La théorie keynésienne détermine ainsi le niveau global du revenu et de l'emploi
  • L'existence possible d'une situation durable d'équilibre de sous-emploi
    Une économie peut évoluer durablement dans une situation d'équilibre avec un sous-emploi des facteurs de production. La crise, insatisfaisante sur le plan social, n'en est pas moins a priori probable.
  • Une intervention nécessaire de l'État
    En cas de dépression économique durable, l'État doit se substituer aux entreprises défaillantes en matière d'investissement et d'embauche. Il est est donc conduit à mener des «politiques économique».

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