Le micro-crédit

micro-créditLe micro-crédit, dont l'invention est attribuée au professeur Yunus, fondateur au Bangladesh de la Grameen Bank dans les années 1970, repose sur un principe très simple. Les populations les plus défavorisées, n'ayant pas accès au système bancaire traditionnel en l'absence de biens garantissant le remboursement des crédits, sont livrées aux usuriers et aux banquiers de rues, dont les pratiques ne leur permettent pas une quelconque accumulation.

L'idée du professeur Yunus est de prêter à ces personnes, mais collectivement: un groupe de 4 ou 5 personnes est solidaire pour assurer le remboursement du prêt (souvent des femmes, car on s'est rendu compte qu'elles remboursaient mieux; de plus, cela leur assure une indépendance financière qui dans de nombreux pays est un élément non négligeable). Ces prêts servent souvent à un investissement dans une activité agricole ou artisanale, qui permet de dégager le montant des remboursements tout en assurant une amélioration de la situation économique de ces personnes.

Le système du micro-crédit s'est développé rapidement, bénéficiant d'un taux de remboursement des crédits de 97 %. Dès lors, il s'est développé dans le monde entier, en priorité dans les pays en voie de développement, mais aussi dans certains pays développés, dans certains secteurs où l'activité de l'État était insuffisante.

Mais il serait déraisonnable de croire que dans le micro-crédit réside la solution aux problèmes de sous-développement et des rapports économiques de domination. S'il permet à quelques-uns de sortir d'une certaine précarité de la vie, le micro-crédit ne se traduit pas pour autant par un développement économique sensible au niveau de l'État. Il est donc surtout complémentaire du crédit traditionnel, mais sans présenter la « solution miracle » que certains ont décrite.

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