Le contrôle du crédit
Pour éviter des abus ou des prises de risques inconsidérées qui pourraient déstabiliser entièrement l'économie d'un pays, les activités de crédit sont contrôlées par des organismes officiels, dépendant ou non directement de l'État, ainsi que par des systèmes internes (rendus obligatoires dans les établissements de crédit depuis 1997 en France).
Organismes de contrôle
Les secteurs monétaires et financiers sont soumis à un certain nombre d'organismes de contrôle, divers selon les pays et soumis à réorganisation fréquente par suite du développement extrêmement rapide de ces secteurs. En France, la réglementation du crédit s'effectue sous l'autorité du Comité de la réglementation bancaire et financière; le Conseil national du crédit et des titres est doué de compétences consultatives, tandis que la Commission bancaire fixe des règles de bonne conduite et effectue le contrôle prudentiel (c'est-à-dire vérifie que les établissements ne se lancent pas dans un nombre trop important de transactions à risque). Le comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement donne aux établissements de crédit l'agrément indispensable.
Il est prévu de fusionner certains de ces organismes entre eux et avec d'autres instances de contrôle, tels la Commission des opérations boursières qui contrôle la régularité des placements en Bourse et le Conseil national des assurances, afin d'améliorer l'efficacité et la lisibilité du système.
Contrôle interne
Malgré l'utilité des ratios quantitatifs comme outil de mesure et de limitation de certains risques, ni les banquiers ni les autorités ne sauraient s'en contenter. En effet, les ratios ne permettent pas de détecter les risques. De plus, leur caractère uniforme et simplificateur n'apporte pas non plus de réponse à chaque prise individuellement.
Le contrôle interne consiste en cinq éléments étroitement liés:
- la surveillance et l'exercice des responsabilités de la part du conseil d'administration et de la direction générale, favorisés par l'existence d'une forte culture de controle;
- l'évaluation adéquate (exhaustive et permanente) des risques inhérents à l'activité bancaire;
- la mise en place d'éléments clés de controle à chaque niveau opérationnel;
- l'existence d'une bonne communication de l'information entre les différents niveaux de responsabilité;
- l'efficacité des activités de surveillance et notamment des programmes d'audit.