Crédit - le moteur de l’économie

crédit - le moteur de l'économie L'investissement, la spéculation, la consommation, l'achat de  bien durables... présupposent de nos jours la possibilité du crédit. Le crédit est une avance pécuniaire qu'une personne ou un établissement bancaire consent à une autre; il a pour contrepartie l'intérêt, c'est-à-dire la somme supplémentaire dont le receveur (appelé débiteur) accompagnera le remboursement de la somme avancée par l'émetteur (appelé créditeur). Depuis les débuts précapitalistes de l'organisation de la finance, l'intérêt est proportionnel à la somme prêtée et à la durée du prêt (il dépend par ailleurs également de l'objet de l'investissement et de la personnalité du débiteur). On l'exprime en pourcentage annuel: ainsi, à un capital de 100 euros prêté à 3% correspondra un an plus tard un remboursement de 103 euros.

Le crédit peut être destiné à la consommation des ménages, notamment de biens durables (achat d'une voiture, construction d'une maison).  Ce crédit à la consommation est en quelque sorte une anticipation de la consommation future, permettant aux particuliers de profiter dès aujourd'hui d'un bien qu'ils ne pourraient acheter qu'après de longues années d'économie, et aux organismes prêteurs (banques) de s'assurer sur le moyen et long terme de rentrées régulières.

Mais le rôle véritable de "moteur de l'économie" est tenu par le crédit d'investissement et de spéculation. C'est lui qui permet les grandes opérations industrielles, d'investissement (dans l'automatisation de la production par exemple) ou de regroupement. Les taux de cette forme de crédit sont variables selon le prêteur, l'emprunteur et la destination du prêt, mais il dépendent tous des taux dits "directeurs", donnat le "loyer" de l'argent à long terme et fixés par les banques centrales (qui ont le contrôle de l'émission de monnaie) en fonction de leur politique monétaire.

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